
C'est comme une double exposition au Musée BELvue, juste à côté du Palais royal de Bruxelles. D'un côté, la belle et grande Vue de Bruxelles peinte en 1665 par Jean-Baptiste Bonnecroy, analysée et intelligemment expliquée. De l'autre, Facing Brussels, le Bruxelles d'aujourd'hui. La ville encerclée d'une muraille, fermée sur elle-même du baroque, la ville ouverte à toutes les diversités d'aujourd'hui.
C'est d'ailleurs ce qu'a voulu montrer Catherine Vuylsteke, écrivain et journaliste, en rassemblant onze photographes sur ce projet Facing Brussels : elle reprend les propos d'un nouveau Bruxellois : « Bruxelles est un archipel, une grappe d'îlots communautaires entre lesquels coule beaucoup d'eau et n'existent que peu de ponts. »
Constat. Que rejoignent les onze photographes. Ils se sont intéressés chacun à un de ces îlots. Loïc Delvaux a cliché les seniors de Schaerbeek, dansant, se déguisant, faisant de l'aquagym. Jan Locus a photographié le Mohammed, l'immigré, le Belge allochtone comme on dit prudemment. Tim Dirven fait dans le tourisme, devant Manneken Pis ou au Fritland de la Bourse. Marine Dricot a suivi les bobos, Dieter Tielemans ceux qu'il appelle les héros tranquilles, les étrangers venus travailler chez nous. Wim Knapen et Jimmy Kets ont chassé le grand luxe un peu vain et Nick Hannes ces 100.000 Bruxellois qui ne trouvent pas d'emploi et sont mal logés. Philippe Herbet a traqué le Bruxelles sans Belge des Eurocrates, Eric de Mildt a coursé les voyageurs du quotidien et Alain Schroeder les festivités sacrées des religions que Bruxelles abrite.
Résultat ? Une expo qui agit comme un miroir pour les Bruxellois. Mais un miroir brisé, dont les éclats réfléchissent de multiples facettes d'eux-mêmes.
Cette image éclatée est sans aucun doute réelle, mais en même temps, elle ne capte pas toute la vérité de cette ville et de ses habitants, encore plus multiple et plus inaccessible que ce Facing Brussels le dit. A ne montrer que des îlots typés de l'archipel bruxellois, on ne le voit plus en entier.
Facing Brussels , Musée BELvue, place des Palais, 7 à 1000 Bruxelles
C'est d'ailleurs ce qu'a voulu montrer Catherine Vuylsteke, écrivain et journaliste, en rassemblant onze photographes sur ce projet Facing Brussels : elle reprend les propos d'un nouveau Bruxellois : « Bruxelles est un archipel, une grappe d'îlots communautaires entre lesquels coule beaucoup d'eau et n'existent que peu de ponts. »
Constat. Que rejoignent les onze photographes. Ils se sont intéressés chacun à un de ces îlots. Loïc Delvaux a cliché les seniors de Schaerbeek, dansant, se déguisant, faisant de l'aquagym. Jan Locus a photographié le Mohammed, l'immigré, le Belge allochtone comme on dit prudemment. Tim Dirven fait dans le tourisme, devant Manneken Pis ou au Fritland de la Bourse. Marine Dricot a suivi les bobos, Dieter Tielemans ceux qu'il appelle les héros tranquilles, les étrangers venus travailler chez nous. Wim Knapen et Jimmy Kets ont chassé le grand luxe un peu vain et Nick Hannes ces 100.000 Bruxellois qui ne trouvent pas d'emploi et sont mal logés. Philippe Herbet a traqué le Bruxelles sans Belge des Eurocrates, Eric de Mildt a coursé les voyageurs du quotidien et Alain Schroeder les festivités sacrées des religions que Bruxelles abrite.
Résultat ? Une expo qui agit comme un miroir pour les Bruxellois. Mais un miroir brisé, dont les éclats réfléchissent de multiples facettes d'eux-mêmes.
Cette image éclatée est sans aucun doute réelle, mais en même temps, elle ne capte pas toute la vérité de cette ville et de ses habitants, encore plus multiple et plus inaccessible que ce Facing Brussels le dit. A ne montrer que des îlots typés de l'archipel bruxellois, on ne le voit plus en entier.
Facing Brussels , Musée BELvue, place des Palais, 7 à 1000 Bruxelles
Website : Belvue
Bron/Source : Le Soir