Les dessins de la collection Olivier Senn au centre d'une exposition inscrite dans le festival Normandie Impressionniste.Vérité ! Vie ! Que ce soit une étude de jockey en pierre noire sur calque pour la composition intitulée Avant la course (vers 1872-1873) ou une Femme cousant, un graphite sur papier bleu, et encore des études pour Alexandre et Bucéphale (1859-1861), Edgar Degas campe ses figures dans l'air, vives lymphes des toiles à venir. Au Musée Malraux qui détient une des premières collections françaises d'impressionnistes, se plaçant ainsi en second rang après Paris, l'exposition Degas inédit ne présente pas moins de 60 œuvres de la plus belle eau en provenance de la collection muséale ainsi que du Musée d'Orsay.
Edgar Degas (1834-1917) avait un souhait : « Etre illustre et inconnu ». Il fit beaucoup pour le satisfaire, notamment passé la soixantaine, paraissant s'isoler de la vie artistique et du monde parisien dont il reste, en réalité, une personnalité fort active, moins admirée que Monet, Cézanne, Van Gogh ou Gauguin. La tendance s'inverse depuis l'exposition rétrospective organisée en 1989 en France, au Canada et aux États-Unis. Les études se multiplient. Ce mouvement de la recherche s'accompagne d'une popularité accrue auprès du grand public qui résume l'artiste au peintre des danseuses et des courses de chevaux.
Héritier revendiqué de la tradition classique ingresque et de la modernité du réalisme, Degas fut aussi un des grands acteurs de l'impressionnisme, dès ses débuts. C'est bien dans ce cadre précis, -le festival Normandie Impressionniste –, que les dessins de la collection Olivier Senn prennent place. Né au Havre en 1864, Senn était un négociant de coton, fin amateur de l'art de son temps. Il a constitué sa collection de la fin du XIXe siècle aux années 30, achetant son premier Degas en 1908. Elle comprend des Courbet, Delacroix, Corot mais surtout des impressionnistes (Renoir, Sisley, Pissarro, Degas…), des postimpressionnistes, des Nabis, des Fauves. Le Musée Malraux a reçu cette extraordinaire donation (250 œuvres !) en 2004. L'ensemble des Degas est jusqu'à présent totalement inédit. Ce sont des œuvres de jeunesse, des copies de maîtres anciens qui rappellent la formation poursuivie à Rome, des dessins préparatoires pour de grandes compositions, soit 47 œuvres acquises par Olivier Senn lors des quatre ventes de l'atelier de l'artiste dispersé en 1918-1919. L'ensemble apporte des informations, souvent inédites, sur la genèse d'œuvres historiques ambitieuses, retravaillées à maintes reprises, parfois laissées inachevées ou demeurées inconnues.
Senn n'a rien acheté au hasard. Ses choix sont cohérents, passionnants. L'amour de la ligne et du trait y domine. On y trouve aussi deux beaux pastels de femme au bain, des portraits comme l'étonnant Moujik, ainsi qu'un rare paysage de montagne, une aquarelle quasi cézanienne datée de 1890-1893.
Héritier revendiqué de la tradition classique ingresque et de la modernité du réalisme, Degas fut aussi un des grands acteurs de l'impressionnisme, dès ses débuts. C'est bien dans ce cadre précis, -le festival Normandie Impressionniste –, que les dessins de la collection Olivier Senn prennent place. Né au Havre en 1864, Senn était un négociant de coton, fin amateur de l'art de son temps. Il a constitué sa collection de la fin du XIXe siècle aux années 30, achetant son premier Degas en 1908. Elle comprend des Courbet, Delacroix, Corot mais surtout des impressionnistes (Renoir, Sisley, Pissarro, Degas…), des postimpressionnistes, des Nabis, des Fauves. Le Musée Malraux a reçu cette extraordinaire donation (250 œuvres !) en 2004. L'ensemble des Degas est jusqu'à présent totalement inédit. Ce sont des œuvres de jeunesse, des copies de maîtres anciens qui rappellent la formation poursuivie à Rome, des dessins préparatoires pour de grandes compositions, soit 47 œuvres acquises par Olivier Senn lors des quatre ventes de l'atelier de l'artiste dispersé en 1918-1919. L'ensemble apporte des informations, souvent inédites, sur la genèse d'œuvres historiques ambitieuses, retravaillées à maintes reprises, parfois laissées inachevées ou demeurées inconnues.
Senn n'a rien acheté au hasard. Ses choix sont cohérents, passionnants. L'amour de la ligne et du trait y domine. On y trouve aussi deux beaux pastels de femme au bain, des portraits comme l'étonnant Moujik, ainsi qu'un rare paysage de montagne, une aquarelle quasi cézanienne datée de 1890-1893.
Website : Musée Malraux
Bron/Source : Le Soir