Boch, c'est avant tout un nom de famille. Victor et ses frères fondèrent la faïencerie Royal Boch en 1841. Mais Anna (1848-1936), sa fille, parvint néanmoins à se faire un prénom. Nièce d'Octave Maus (figure de proue du groupe artistique Les XX), elle baigna dans le milieu culturel. Elève d'Isidore Verheyden et influencée par Théo Van Rysselberghe, elle s'adonna brièvement au pointillisme belge, avant de formuler son interprétation personnelle de l'impressionnisme dans des paysages et des compositions florales.
Peintre et mécène
Membre du groupe des XX puis de La Libre Esthétique, elle évolua aux côtés des grands noms de la scène artistique de l'époque, sans jamais cependant les égaler.
L'œil d'Anna Boch et sa fortune lui permirent de développer une importante collection. Elle acquit ainsi des toiles impressionnistes et l'on cite souvent le fait qu'elle fut l'une des très rares personnes à acquérir deux toiles de Vincent Van Gogh du vivant du peintre ; elle les revendra ensuite, paralysée par la force du maître qui la bloquait dans son propre travail. La collection d'Anna Boch s'articule autour de ses propres recherches : prédilection pour les paysages et les fleurs, compositions impressionnistes et néo-impressionnistes. L'on note même un intérêt particulier pour les œuvres de femmes peintres. Sa vie durant, elle continua à s'intéresser aux nouvelles recherches artistiques, et acquit même quelques toiles cubistes.
Don
En 1927, Anna Boch fit don aux Musées Royaux des Beaux-Arts de Bruxelles de La musique russe, une importante toile de James Ensor représentant, dans l'intérieur ostendais du peintre, l'artiste Willy Finch écoutant une pianiste, vraisemblablement Mitche, la sœur du maître des lieux. En achetant cette œuvre au jeune Ensor lors du salon des XX de 1886, auquel elle participait pour la première fois, elle faisait œuvre de mécénat par rapport à un jeune artiste au talent parfois injustement méconnu. Ce don n'est qu'un premier pas, puisque par dispositions testamentaires, Anna Boch légua au musée certaines toiles majeures
Trois toiles de choix
Grâce à l'artiste, le musée s'enrichit d'œuvres néo-impressionnistes de Georges Seurat et Paul Signac. La Seine à la Grande-Jatte, de 1888, fut acquise lors d'une exposition des XX. Seurat la réalisa dans la lignée de son chef-d'œuvre, Un dimanche d'été à la Grande-Jatte. Le tableau conservé à Bruxelles est cependant plus calme : seul un canotier et un voilier ponctuent le paysage ensoleillé. La calanque est plus tardive : Signac la peignit en 1906 à Saint Tropez. Les tons chauds qu'il utilise pour traduire les arbres évoquent la palette du fauvisme naissant.
Conversation dans les prés. Pont-Aven (ou : Le Pouldu) est l'une des trois toiles de Paul Gauguin conservées au musée. La touche n'est pas strictement divisionniste, mais elle fonctionne cependant par petits traits successifs qui font vibrer l'atmosphère. Les deux personnages en conversation au centre de la composition paraissent petits, presque noyés dans une végétation abondante traitée de manière très décorative.
Aux enchères
Outre quelques autres dons, notamment son orgue personnel à l'église d'Ecaussinnes et une toile au Musée d'Ixelles, Anna Boch veilla à ce que les autres tableaux de sa collection soient dispersés en vente publique, notamment ceux qu'elle avait peints. L'argent récolté devait revenir aux pauvres. C'est donc aux enchères que les Musées Royaux des Beaux-Arts de Bruxelles acquirent deux autres pièces de la collection, signées Isidore Verheyden : une toile, et un portrait en plâtre de son ancienne élève et désormais mécène du musée.
Membre du groupe des XX puis de La Libre Esthétique, elle évolua aux côtés des grands noms de la scène artistique de l'époque, sans jamais cependant les égaler.
L'œil d'Anna Boch et sa fortune lui permirent de développer une importante collection. Elle acquit ainsi des toiles impressionnistes et l'on cite souvent le fait qu'elle fut l'une des très rares personnes à acquérir deux toiles de Vincent Van Gogh du vivant du peintre ; elle les revendra ensuite, paralysée par la force du maître qui la bloquait dans son propre travail. La collection d'Anna Boch s'articule autour de ses propres recherches : prédilection pour les paysages et les fleurs, compositions impressionnistes et néo-impressionnistes. L'on note même un intérêt particulier pour les œuvres de femmes peintres. Sa vie durant, elle continua à s'intéresser aux nouvelles recherches artistiques, et acquit même quelques toiles cubistes.
Don
En 1927, Anna Boch fit don aux Musées Royaux des Beaux-Arts de Bruxelles de La musique russe, une importante toile de James Ensor représentant, dans l'intérieur ostendais du peintre, l'artiste Willy Finch écoutant une pianiste, vraisemblablement Mitche, la sœur du maître des lieux. En achetant cette œuvre au jeune Ensor lors du salon des XX de 1886, auquel elle participait pour la première fois, elle faisait œuvre de mécénat par rapport à un jeune artiste au talent parfois injustement méconnu. Ce don n'est qu'un premier pas, puisque par dispositions testamentaires, Anna Boch légua au musée certaines toiles majeures
Trois toiles de choix
Grâce à l'artiste, le musée s'enrichit d'œuvres néo-impressionnistes de Georges Seurat et Paul Signac. La Seine à la Grande-Jatte, de 1888, fut acquise lors d'une exposition des XX. Seurat la réalisa dans la lignée de son chef-d'œuvre, Un dimanche d'été à la Grande-Jatte. Le tableau conservé à Bruxelles est cependant plus calme : seul un canotier et un voilier ponctuent le paysage ensoleillé. La calanque est plus tardive : Signac la peignit en 1906 à Saint Tropez. Les tons chauds qu'il utilise pour traduire les arbres évoquent la palette du fauvisme naissant.
Conversation dans les prés. Pont-Aven (ou : Le Pouldu) est l'une des trois toiles de Paul Gauguin conservées au musée. La touche n'est pas strictement divisionniste, mais elle fonctionne cependant par petits traits successifs qui font vibrer l'atmosphère. Les deux personnages en conversation au centre de la composition paraissent petits, presque noyés dans une végétation abondante traitée de manière très décorative.
Aux enchères
Outre quelques autres dons, notamment son orgue personnel à l'église d'Ecaussinnes et une toile au Musée d'Ixelles, Anna Boch veilla à ce que les autres tableaux de sa collection soient dispersés en vente publique, notamment ceux qu'elle avait peints. L'argent récolté devait revenir aux pauvres. C'est donc aux enchères que les Musées Royaux des Beaux-Arts de Bruxelles acquirent deux autres pièces de la collection, signées Isidore Verheyden : une toile, et un portrait en plâtre de son ancienne élève et désormais mécène du musée.
Website : Anna Boch via Wikipedia
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