La XXIe édition du Festival international de photojournalisme débute samedi 29 août dans la cité catalaneLa manifestation, qui se terminera le 13 septembre, a lieu dans un contexte de crise: les photoreporters trouvent de moins en moins facilement de l'argent pour réaliser des grands reportages aux quatre coins du monde, forcément longs et coûteux. Des reportages indispensables pour témoigner des évènements du monde. "Avant, on croulait sous les reportages, ce n'est plus le cas. On se fait beaucoup de souci pour le métier", explique le directeur de Visa pour l'image. Pour autant, "les photographes produisent un travail de qualité mais la presse n'achète plus", poursuit-il. De nombreux photographes se tournent vers les ONG qui offrent un ballon d'oxygène à la profession. Celles-ci sont prêtes à investir del'argent sur des reportages "en profondeur" dans le cadre de leurs campagnes de communication pour lever des fonds, explique une professionnelle présente à Perpignan.
Chaque année, des centaines de photographes de guerre ou spécialisés dans les reportages atypiques arrivent à Perpignan, un appareil-photo Leica à la main, un gilet de reporter sur les épaules et la peau tannée par le soleil. Cette année, le directeur du festival a ainsi eu le coup de foudre pour l'Italien Massimo Berruti. "Il est
l'archétype du photojournaliste que je veux défendre. Il a dû partir à ses frais au Pakistan et est revenu avec un reportage éblouissant", s'enthousiasme Jean-François Leroy.
Website : Visa pour l'image
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Bron/Source : France 2 - culture