
Kenzo Takada déménage de sa maison près de Bastille à Paris et vend sa collection d'objets d'arts.
La dispersion - menée par la maison Aguttes - de cette collection d'objets d'arts, laques japonais, poupées amérindiennes ou statuettes chinoises, aura lieu les 16 et 17 juin 2009 à Drouot Montaigne à Paris. Forte de 1.300 pièces, la collection est estimée pour un montant global de 1,5-1,8 million d'euros.
"J'ai vécu dans cette maison, où j'ai aménagé en 1989, pendant 20 ans. J'ai besoin de changement, de tourner la page", a indiqué le couturier âgé de 70 ans, lors d'une conférence de presse dans la demeure, déjà vendue, qu'il quittera bientôt. "En arrivant, je voulais absolument une maison avec un jardin japonais. Mon rêve s'est réalisé. Maintenant, je veux vivre autrement", a-t-il dit, précisant qu'il allait vivre dans un appartement qui est "le contraire d'ici", de 250 m2, rive gauche, avec la vue sur Paris qui lui "manquait" dans sa maison japonaise.
La maison, 1.100 m2 et une série d'une vingtaine de pièces sur trois étages, comprend une piscine intérieure, deux jardins japonais dont l'un avec cascade et poissons et deux terrasses. "Je ne suis pas collectionneur", a indiqué le couturier qui a vendu il y a une dizaine d'années sa marque au groupe LVMH. "Mais en habitant ici, je me suis mis petit à petit à collectionner, de la porcelaine japonaise, des objets de Chine, de Thaïlande, d'Afrique".
"On ne peut pas comparer avec la collection Saint-Laurent-Bergé, qui était surtout européenne classique", a indiqué le commissaire-priseur Claude Aguttes. "Kenzo a acheté des pièces du monde entier, la plupart d'Asie mais certaines sont dignes d'un musée", a-t-il ajouté. Les plus remarquables sont un cheval de bois de l'époque Han, vieux de 2.000 ans (estimation 80.000-100.000 euros), une statuette thaïlandaise de 600 grammes d'or massif du VIIe-IXe siècle (60.000-100.000), des statuettes de dames de cour d'époque Tang (15.000-20.000) ou des sculptures khmères. Egalement rarissimes, des laques de type Negoro - la vaisselle de laque des moines zen - seulement visibles dans des musées (15.000- 20.000 euros pièce).
La vente comprendra également une collection de kimonos, un prototype de paravent réalisé par Kenzo pour Baccarat, des parures océaniennes, des céramiques japonaises contemporaines, des statuettes kachinas d'Amérique dont certaines ont appartenu à l'écrivain André Breton. Des visites dans la maison de Kenzo sont organisées du 12 au 15 mai sur présentation du catalogue. L'exposition publique aura lieu à Drouot-Montaigne du samedi 13 au lundi 15 juin 2009.
La dispersion - menée par la maison Aguttes - de cette collection d'objets d'arts, laques japonais, poupées amérindiennes ou statuettes chinoises, aura lieu les 16 et 17 juin 2009 à Drouot Montaigne à Paris. Forte de 1.300 pièces, la collection est estimée pour un montant global de 1,5-1,8 million d'euros.
"J'ai vécu dans cette maison, où j'ai aménagé en 1989, pendant 20 ans. J'ai besoin de changement, de tourner la page", a indiqué le couturier âgé de 70 ans, lors d'une conférence de presse dans la demeure, déjà vendue, qu'il quittera bientôt. "En arrivant, je voulais absolument une maison avec un jardin japonais. Mon rêve s'est réalisé. Maintenant, je veux vivre autrement", a-t-il dit, précisant qu'il allait vivre dans un appartement qui est "le contraire d'ici", de 250 m2, rive gauche, avec la vue sur Paris qui lui "manquait" dans sa maison japonaise.
La maison, 1.100 m2 et une série d'une vingtaine de pièces sur trois étages, comprend une piscine intérieure, deux jardins japonais dont l'un avec cascade et poissons et deux terrasses. "Je ne suis pas collectionneur", a indiqué le couturier qui a vendu il y a une dizaine d'années sa marque au groupe LVMH. "Mais en habitant ici, je me suis mis petit à petit à collectionner, de la porcelaine japonaise, des objets de Chine, de Thaïlande, d'Afrique".
"On ne peut pas comparer avec la collection Saint-Laurent-Bergé, qui était surtout européenne classique", a indiqué le commissaire-priseur Claude Aguttes. "Kenzo a acheté des pièces du monde entier, la plupart d'Asie mais certaines sont dignes d'un musée", a-t-il ajouté. Les plus remarquables sont un cheval de bois de l'époque Han, vieux de 2.000 ans (estimation 80.000-100.000 euros), une statuette thaïlandaise de 600 grammes d'or massif du VIIe-IXe siècle (60.000-100.000), des statuettes de dames de cour d'époque Tang (15.000-20.000) ou des sculptures khmères. Egalement rarissimes, des laques de type Negoro - la vaisselle de laque des moines zen - seulement visibles dans des musées (15.000- 20.000 euros pièce).
La vente comprendra également une collection de kimonos, un prototype de paravent réalisé par Kenzo pour Baccarat, des parures océaniennes, des céramiques japonaises contemporaines, des statuettes kachinas d'Amérique dont certaines ont appartenu à l'écrivain André Breton. Des visites dans la maison de Kenzo sont organisées du 12 au 15 mai sur présentation du catalogue. L'exposition publique aura lieu à Drouot-Montaigne du samedi 13 au lundi 15 juin 2009.